| Editorial
(FR)
Cette
édition de Sustainable
Development est la première d’une série d’éditions consacrées
aux efforts menés pour la réalisation de la durabilité en Méditerranée,
en vue du Sommet Mondial de Johannesburg pour le Développement
Durable (SMDD) qui se tiendra l’an prochain.
La
Stratégie de Développement Durable de l’UE définira
indubitablement les tendances qu’apparaîtront dans la région méditerranéenne.
C’est pour cette raison que les éditeurs ont considéré nécessaire
de consacrer une édition à part pour la présentation de la stratégie
en tant que telle, ainsi que celle des diverses réactions à son égard.
En outre, il est considéré que la stratégie constituera le socle
principal de la contribution de l’UE au prochain SMDD en
septembre 2002.
Il
faut noter que malgré certaines faiblesses, la stratégie doit être
considérée comme progressive et tenant compte de la scène
internationale actuelle, comparée aux aspirations des ONG.
La
Stratégie de Développement Durable de l’UE a été présentée par
la Commission Européenne aux dirigeants d’Etats et de gouvernements
en juin, lors du Sommet de Göteborg en Suède, où elle a été également
adoptée. La réaction générale à l’égard de ce document a été
dans l’ensemble positive. Il traite essentiellement de six domaines
où l’action est considérée nécessaire pour éviter la mise en
danger de la durabilité de l’UE. Compte tenu du fait que les
derniers Sommets de l’UE ont déjà adopté des mesures relatives à
deux de ces domaines (population vieillissante ainsi que questions
d’exclusion pour causes sociales ou de pauvreté), le document final
pour la stratégie traite:
- Du
changement du climat,
- De
la santé publique,
- De
la gestion des ressources
- Des
embouteillages et de la pollution.
Le
développement durable doit se trouver au centre de la préoccupation
essentielle de toutes les politiques et, toute “retombée” de
mesures sectorielles d’autres secteurs de politique doit être
identifiée et prise en compte. Il s’agit là d’un des principes
fondamentaux de la stratégie. En ce qui concerne le 6ème Programme
d’Action pour l’Environnement, non seulement la stratégie en
tient compte mais, en réalité, va au-delà en proposant un certain
nombre d’objectifs et de cibles précises.
La
confirmation de l’engagement de tous les Etats-membres est d’un
intérêt vital pour la Méditerranée, et ce pour procéder à l’élargissement
de l’Union tout en respectant la durabilité, garantir la croissance
durable liée aux reformes structurelles nécessaires et, agir
conjointement dans le cadre de crises actuelles telles celles dans les
deux sous-régions des Balkans occidentaux et du Moyen-Orient qui sont
en étroite relation avec la Méditerranée.
L’invitation
adressée à l’industrie pour sa participation à un développement
qui respecte l’environnement et aux pays pour l’observation étroite
d’un modèle de participation constitue également un facteur
important pour la Méditerranée.
L’”Accord
Global”, qui reste encore quelque peu confus, est également d’une
importance capitale pour la Méditerranée, non seulement à cause de
sa relation avec l’Objectif des NU pour le 0.7% du PIB (qui nécessite
encore un calendrier précis), mais aussi parce qu’il crée un
espace vital pour les obligations mutuelles, où les pays des quatre
coins de la Méditerranée se doivent d’y participer.
De
même, le lien établi entre la question du changement du climat et
des Sources d’Energie Renouvelables (telle l’énergie solaire,
tellement abondante dans la région) est d’une importance cruciale
pour la Méditerranée. Les références que l’on retrouve sous transport
des transports maritimes à courte distance, santé
de maladies infectieuses et gestion
des ressources de la préservation des écosystèmes, prévention
de la désertification, révision de la PAC, révision de la Politique
Commune de la Pêche et l’arrêt du déclin de la biodiversité sont
indubitablement d’un intérêt immédiat pour la région méditerranéenne.
Cependant,
il est étrange d’observer l’absence d’importance accordée aux
ressources d’eau fondamentales et le manque d’éducation, plus
particulièrement en matière d’environnement et de durabilité en
tant qu’outils précieux dans l’accomplissement de ces objectifs.
Les
questions les plus critiques actuellement se posent dans deux
domaines:
- Comment
l’Union Européenne va-t-elle mettre en application de manière
efficace cette stratégie pour promouvoir plus de politiques
durables auprès des instances internationales auxquelles elle
participe, par ex. le CMDD, dans le cadre de la Convention de
Barcelone ou du CEENU, etc., et le Sommet de Johannesburg lui-même?,
et
- Comment
va-t-elle mettre en application la stratégie aux niveaux
communautaire et national au sein de l’Union Européenne?
Les
ONG et MIO-ECSDE en particulier se sont engagés à fournir toute
assistance nécessaire, d’une manière critique mais toujours
constructive, afin de contribuer et de venir en aide dans ces deux
domaines.
M. Scoullos
MIO-ECSDE Chairman
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